Le Prix Pittard de l’Andelyn de création littéraire 2019 est attribué à Matthieu Mégevand pour le roman La Bonne vie (Flammarion 2018).

Cet auteur genevois (né 1983 ; diplômé de philosophie et d’histoire des religions), dirige les Éditions Labor & Fides. La publication de son premier ouvrage, Jardin secret avait bénéficié du soutien de la Fondation Pittard de l’Andelyn (2007). Ont suivi Les Deux Aveugles de Jéricho (2011 ; Prix Société littéraire Genève), Ce qu’il reste des mots (2013), Les lueurs (2016). Fiction fine et intelligente, La Bonne vie est inspirée de la vie du poète français « maudit » et déchu Roger Gilbert-Lecomte (1907-1943), autant affamé d’absolu qu’enclin à s’autodétruire, et de la sociabilité intellectuelle du cercle d’artistes auquel il appartenait (« Le grand jeu » 1920), contemporain du surréalisme mais refusant de s’y rallier.

La remise du Prix aura lieu le mardi 9 avril à 18h.30 à la Fondation Martin Bodmer, 19 rte Martin-Bodmer à Cologny.

Tout public intéressé est chaleureusement bienvenu (opportunité de faire dédicacer l’ouvrage récompensé). Après la laudatio, un duo de voix fera dialoguer lectures de poèmes de Gilbert-Lecoultre lus par l’acteur Matteo Zimmermann et d’extraits de La Bonne vie lus par Matthieu Mégevand.

La soirée sera agrémentée d’une performance musicale par le ‘Claude Tabarini's every day little band’ et se conclura autour d’un apéritif amical.

 

Genève à cœur et à cri. Louis Dumur, un enfant des Tranchées, par François Jacob
Editions MētisPresses

Louis Dumur est né le 5 janvier 1863 à Vandoeuvres, commune du canton de Genève et reçoit une éducation protestante qui devait le marquer. En 1884 il part étudier à la Sorbonne. Une fois licencié, il part enseigner cinq ans à Saint-Pétersbourg (1887-1892).  L’essentiel de sa carrière littéraire se déroula à Paris, du fait des responsabilités assumées (notamment rédacteur en chef) à la revue Mercure de France. Entre 1909 et 1911, paraissent ses premiers véritables succès littéraires, lesquels forment la trilogie genevoise : Les trois demoiselles du Père Maire, Le Centenaire de Jean-Jacques et le plus controversé par son ton de libre penseur, L’École du dimanche. L'influence de Rousseau s’amplifie à l’occasion du tricentenaire de la naissance du philosophe, en 1912, dans lesquels Dumur se trouve très impliqué : c'est en particulier par son entremise que Bernard Bouvier, président de la toute jeune Société Jean-Jacques Rousseau, est invité à la cérémonie du Panthéon. Lorsque la guerre éclate en 1914, Dumur va s’établir pour un temps à Genève. Il collabore alors à l’Agence Internationale pour les Prisonniers de Guerre, un organe de la Croix-Rouge. Ses prises de position publiques, la plupart du temps parues dans des revues françaises, faute d’accueil en Suisse romande, sont regroupées dans un recueil intitulé Les deux Suisse en 1917. Il fait paraître dans le Mercure en 1919 Nach Paris! un livre vengeur représentant sous des traits sordides les premiers mois de la guerre vue par un jeune aspirant allemand. Ce livre est le premier d’une tétralogie consacrée à la Première Guerre mondiale, et qui comprend Le Boucher de Verdun (1921), Les Défaitistes (1923) et La Croix Rouge et la Croix Blanche, ou la guerre chez les neutres (1925). Louis Dumur consacre la dernière partie de sa vie à une série de romans consacrés à la Russie, depuis la Russie tsariste jusqu'aux deux révolutions de 1917 : Dieu protège le Tsar ! (1928), Le Sceptre de la Russie (1929), Les Fourriers de Lénine (1932) et Les Loups rouges (1932). Dumur décède le 28 mars 1933. 

Dr François Jacob (né 1963) a été directeur de l’Institut et Musée Voltaire (Délices) et Président de la Société J.-J. Rousseau (Genève). Il enseigne la littérature française à l’Université de Besançon. Il fut responsable de l’ensemble des commémorations Rousseau 1712-2012 à Genève et codirige les Œuvres complètes de Rousseau chez Editions Classiques Garnier. Il est notamment l’auteur de : Le Concert de Lausanne : Gustave Doret et Jean-Jacques Rousseau, Slatkine, 2006 ; Voltaire à l’opéra, Editions Classiques Garnier, 2011 ; Voltaire, 2015, Folio biographies. Il est co-commissaire de l’exposition 2018 des Archives de l’Etat de Genève : Genève à cœur et à cri. Louis Dumur, un enfant des Tranchées.

 

Borgès et Genève, Edward Bizub

Editions MētisPresses

Jorge Luis Borges est né le 24 août 1899, à Buenos Aires, en Argentine, dans un milieu lettré. A la déclaration de la guerre de 1914, il se réfugie avec sa famille à Genève où il apprend le français et fréquente le Collège Calvin jusqu'à l'obtention de sa maturité. En 1919, la famille quitte la Suisse pour l'Espagne, où Borges effectue ses débuts dans la vie littéraire. De retour à Buenos Aires en 1921, il poursuivra dès lors une intense activité littéraire, participant à diverses revues et publiant des livres de poèmes, d'essais et de littérature fantastique. Il reçoit de nombreux prix et distinctions dans le monde entier. Un an avant sa mort, il décide de s'établir à Genève où il se sent "mystérieusement heureux". Il s'éteint le 14 juin 1986, à l'âge de 87 ans et est inhumé au cimetière des Rois de Plainpalais. La Ville de Genève a été élue par cet écrivain de renommée mondiale pour y passer l'ultime période de sa vie car elle correspondait aux années les plus heureuses de son existence. Une part non négligeable de ses écrits de la période tardive sont conservés à la Fondation Martin Bodmer à Cologny.

Dr Edward Bizub a enseigné la littérature comparée à l’Université de Genève et la littérature au collège Calvin. Il est retraité et vit à Genève et Choulex. Il est notamment l’auteur de : La Venise intérieure - Proust et la poétique de la traduction, La Baconnière, 1991 (à l’origine une thèse de doctorat UniGe) ; Proust et le moi divisé. “La recherche”: creuset de la psychologie expérimetale, 1874-1914. Libraire Droz (2006) Genève; Beckett et Descartes dans l'œuf – Aux sources de l'œuvre beckettienne: de Whoroscope à Godot, Paris : Classiques Garnier, collection "Études de littérature des XXe et XXIe siècles", 2012. Il a donné à la Fondation Bodmer la conférence du 30e anniversaire de la mort de Borgès à Genève : “Borgès et l’approche de la littérature” (14 juin 2016)

 

Le prix Pittard de l'Andelyn est un prix littéraire suisse créé en 1992 à Genève.

Ce prix littéraire suisse est décerné « soit à un auteur genevois pour l’un de ses ouvrages publiés récemment, soit à un écrivain genevois reconnu, pour l’ensemble de son œuvre1» par la fondation littéraire Pittard de l’Andelyn, créée par Jules Émile Pittard, dit Charles de l’Andelyn, professeur au Collège de Genève et écrivain genevois. Il distingue de « jeunes écrivains genevois, et a pour but de favoriser le développement des lettres à Genève par des publications et des concours littéraires1».

 

Actualités - archives

Un nouveau site pour la Fondation et son prix littéraire

La Fondation littéraire Pittard de l'Andelyn s'est dotée d'un nouveau site pour le plaisir des lecteurs et afin que nous puissions promouvoir son activité, son prix littéraire et les publications associées avec plus de visibilité. La section actualité sera etayée régulièrement de nouveaux contenus.

Prix littéraire 2018 pour une auteure genevoise à Lausanne

Les membres du jury de la fondation littéraire Pittard de l'Andelyn n'ont pas été les seuls à remarquer la qualité et la modernité de l'écriture de Laurence Boissier. Mercredi dernier elle a reçu le prix littéraire des lecteus de la Ville de Lausanne, quelques jours après avoir été distinguée du…